Premier week-end de 3 jours de l’année. On allait enfin changer d’air et voler.

On l’attendait tous.

Mais lors de la préparation de ce week-end, on s’est vite rendu compte que ça n’allait pas être simple comme la recherche d’œufs en chocolats.
Au contraire, il allait falloir jouer au chat et à la souris, au gendarme et au voleur.
Eh bien à ce petit jeu, on a tout de même réussi quelques hold-up, évité de se faire prendre dans les mailles du filet que nous tendait la météo et ses forces spéciales les brigades vent et précipitations.

Samedi, un ciel magnifique puis dégradation orageuse

D’ailleurs, à part Julie et David (qui a finalement jeté l’éponge), personne n’était partant pour cette sortie. L’équipe était donc légère et mobile. Mais surtout pour traquer les créneaux et sites de vols, nous avions l’avantage de pouvoir nous reposer sur une équipe locale maitre de son maquis : mon frère et le club des Tichodromes.

La première estocade fut une véritable provocation.
Venant de Paris par la route le matin même, nous nous retrouvions à St Jean en Royans (au nord du Vercors, coté Valence) vers 14h. Le temps de monter, j’attaquais le vol à 15h pour 1 heure de vol, heureux, sans avoir à forcer pour me balader au-dessus du Royans. Il a donc fallu 1 heure à la météo pour remarquer que tout le territoire n’avait pas été soumis aux intempéries. La sanction fut quasi immédiate : Arrêt du vent au déco (court, boueux et plat) obligeant Julie à plusieurs tentatives avant de réussir à décoller. Il faut dire qu’avec un vent nul et une méchante bouffe travers en fond de déco qui vient du chemin d’approche, c’est pas facile !
Puis regroupement des orages sur la vallée du Rhône à l’ouest simultanément avec la mise en place d’un Cunimb à l’entrée Est du Royans. Il était temps de poser, boire et festoyer, ce que nous avons fait avec Olivier, pilote acro amateur qui nous a fait gouter des alcools de sa fabrication et qui a plein d’autres talents que je ne dévoilerai pas ici.

 
Saint Jean en Royans : petit déco, immense atterro

Le lendemain, le ciel était encore bien nuageux au réveil (non non, pas les effets des alcools testés).
Mais notre tactique avait été bien élaborée.
Un premier vol à Saint Pierre de Chérennes, sur la partie nord du Vercors, à une dizaine de km du Royans, à mi-distance (50km) entre Valence et Grenoble. Grace à la grosse voiture du papa de Julie (merci à lui), nous sommes montés à 6 et avons pris de vitesse les locaux comme la météo. N’ayant plus de Cunimbs et surtout plus de munitions (pluies), c’est par un renforcement du vent que nous nous sommes fait attaquer. Après 15mn de survol du déco, nous nous faisons scotcher par le vent et sommes tous au sol en quelques minutes. Comme prévu, il est temps de retourner à Saint Jean en Royans pour s’en donner à cœur joie.
   

Le déco est toujours aussi plat, court étroit et boueux (je précise que l’atterro est immense, bien dégagé et herbeux puisque c’est l’aérodrome local) mais cette fois, un peu plus alimenté.
Cela nous a permis d’assister à toute sorte de techniques de décollage, certains comme nous s’y prenant à plusieurs reprises. Mais le butin fut fabuleux. Le paysage blanchi par les précipitations de la nuit était magnifique et les ascendances nombreuses. Cela nous a permis de rester une bonne heure en l’air et de se faire plaisir jusqu’à la tombée de la nuit, avant une veillée d’armes en présence d’un des leaders de la résistance locale (un certain Antoine Girard) très sympa et plein d’anecdotes.

Il restait donc 1 jour pour placer encore quelques banderilles.
Le vent du sud était annoncé fort dès le matin et un peu partout. L’occasion pour nous de visiter de nouvelles (pour Julie) contrées et de nous rapprocher de notre belle capitale.
C’est donc sur le site de Montlambert, au sud du massif des Bauges que nous avons fait nos derniers larcins de la sortie. 2 petits ploufs et l’occasion de voir la formation des prochains moniteurs, certainement attirés sur le site par notre réputation de visionnaires des sites volables qui nous précède maintenant. Car effectivement, pas un souffle de vent ne nous a empêché de voler. Par contre, les nuages d’altitude ne nous ont, cette fois, pas permis de faire durer le plaisir.

Lundi : déco dans la neige à Montlambert

Lundi : Julie en vol à Montlambert au dessus de l’atterro (photo de gauche)

Dans des conditions loin d’être évidentes, nous avons donc su tirer notre épingle de ce jeu de chats et souris, gendarmes et voleurs ou météo et volants.
Nous avons été très bien reçu et avons pu profiter, outre de quelques beaux vols, d’agréables moments d’échanges avec des passionnés de parapente (acro, aventure, enseignement).

Il est temps maintenant de penser à la suite de la saison.

Les beaux jours ne sont plus loin. Et les semaines « à trous » du mois de Mai arrivent bientôt.

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