Nous voilà en ce beau matin de fête nationale réunis sur le parking du McDo de l’Isle Adam, Laurent et Dominique sont les premiers suivis par Benoît et Nolwenn, moi-même et Eric. On dispatche rapidement nos affaires dans les voitures et on décolle. La direction, Quend, pour une session soaring en bord de mer sur une petite dune d’une paisible station balnéaire.

Soaring sur la plage from victor le castor on Vimeo.

L’arrivée a un goût de vacances, la ville est littéralement envahie par la foule mais on arrive à se garer rapidement. Rejoints par Jean-Loup, on se regroupe et on décide de quoi faire : on mange et on attend la marée basse pour voler ? Et là surgit, de nulle part et suivi par un ébahissement général, un parapentiste qui traverse la plage en filant comme une mouette (mais une mouette orange). On va voler, viiite ! Après avoir pris quelques réserves on sort tous nos ailes et on se dirige à pied avec Eric vers une aire de décollage adéquate déjà appropriée par quelques collègues, tandis que Laurent et Benoît ont décidé d’y aller en parapente carrément !

Le vent est un peu de travers et mon premier décollage est un peu gauche, je sens mon aile se mettre en bord de fenêtre et ai du mal à la remettre au dessus de ma tête. Je m’appuie sur l’élévateur gauche et la voilà qui remonte au dessus de moi, je me laisse ensuite emporter doucement en arrière jusqu’au début du relief. Un petit bon après, je suis dans ma sellette, rasant la plage, sous le regard admiratif (du moins c’est ce que je me laisse à penser) des vacanciers, je m’appuie un peu plus sur le relief et me voilà 3 à 4 mètres de hauteur. Il s’en suit de longues traversées un peu face au vent avec toujours un pied sur l’accélérateur et des retours nerveux poussé par zéphire en personne vers le camp de base.

On waggate paisiblement, mais jamais trop près du sol, sous le courroux du retour sur la dune, où le vent souffle de toute sa force. Sur la dune, on n’a guère le choix que d’affaler rapidement l’aile, sous peine de se faire tracter, la plier pour redécoller d’en bas. On se laisse porter comme ça et on s’amuse avec cette dune encore quelques heures jusqu’à atterrir, à la verticale de la plage, pour plier nos ailes comme des sagouins. La session se termine dans un petit restaurant convivial, enrichie par quelques (relativement fausses) notes de musique du bal populaire, et chacun repart ensuite de son côté sous une pluie de feux d’artifices de part et d’autre de l’autoroute avec la satisfaction d’avoir pu profiter de cette belle journée ensoleillée et surtout bien, parfaitement même, ventée.

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